Commission du bassin du Lac Tchad : La sécurité en question

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C’est le principal sujet à l’ordre du jour du sommet tenu hier, mardi 25 mai 2021, à Abuja au Nigeria auquel le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République, a pris part en qualité de représentant du chef de l’Etat, Paul Biya.

Organisé à l’initiative du président Muhammadu Buhari du Nigeria, ce sommet a réuni les chefs d’Etat des pays membres que sont : le Tchad, la Rca, le Niger, le Cameroun et le Nigeria. Il a également été ouvert aux organisations sous régionales à l’instar de la Ceeac et la Cdeao, de même qu’aux pays amis, la Grande Bretagne, les Etats unis et la France en l’occurrence, dont le rôle et l’engagement sur le front du terrorisme et l’extrémisme violent dans cette partie du continent est incontestable en terme de logistique, de formation des troupes et du renseignement.
C’est en sa qualité de président en exercice de la Cblt, que le chef de l’Etat nigérian a appelé ses pairs et les pays amis à se pencher sur la situation sécuritaire et politique du Tchad, après les événements du 20 avril dernier et la disparition tragique du maréchal Idriss Deby Itno, tué au front par les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact). Le Cameroun qui fait courageusement face à cet extrémisme doit également jouer sa partition. D’où l’envoi d’un émissaire du Président Buhari auprès du chef de l’Etat Paul Biya qui y a finalement dépêché le ministre d’Etat, SGPR Ferdinand Ngoh Ngoh, pour porter la voix du Cameroun.
Tout ce beau monde a donc planché sur les conséquences de cette perte inestimable de celui qui jouait un rôle primordial dans la lutte contre les goupes armés aussi bien dans le bassin du Lac Tchad que dans la zone sahélo-sahélienne où le Tchad compte à lui seul, pas moins de 1300 hommes. Sans oublier que le Tchad qui continue de faire face aux rebelles du Fact, doit également être soutenu. Car sa chute aurait de fâcheuses conséquences pour toute la sous-région et même au-delà, où Boko Haram et les djihadistes sévissent depuis des années. Raison pour laquelle, les participants ont apporté un soutien inconditionnel au Tchad, désormais dirigé par le général Mahamat Idriss Deby, le fils de l’ex-président.
Pour que ce pays continue comme par le passé à jouer le rôle qui était le sien dans cette croisade, il a urgemment besoin de moyens politiques et financiers accrus. C’est la principale résolution de ce sommet extraordinaire. Il ne reste plus qu’à souhaiter que les promesses des uns et des autres se concrétisent rapidement. Car en face, des sources concordantes font état du renforcement de l’arsenal de guerre du Fact qui ont pour base arrière, le sud de la Libye qui reste elle-même dans la tourmente.

Source : journal.rdpcpdm.cm

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