Filière cacao-café : Mieux encadrer les producteurs en 2021

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Tout est mis en œuvre au sein des départements ministériels concernés et des organes des filières pour une production de qualité. Celle-ci passe par un matériel végétal approprié et des bonnes pratiques.

Le Cameroun a décidé de se parer contre les fluctuations des prix du cacao et du café à l’international, en optant pour une production de qualité. Convaincu qu’un produit de qualité se vend sans difficulté, le pays a depuis la dernière chute drastique due à une surproduction du cacao notamment, décidé de produire désormais du haut de gamme qui, malgré les turbulences du marché, reste compétitif, car prisé par des maitres chocolatiers et autres fédérations de chocolatiers des pays occidentaux. D’autant plus que le cacao camerounais est prisé pour sa couleur ocre et son arôme singulier.
C’est ainsi que des instructions ont été données aux organes des filières pour un accompagnement idoine des producteurs, qui doivent absolument respecter les bonnes pratiques post –récoltes qui permettent de distinguer les bons produits des autres. Au niveau du Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc), le message a été reçu 5/5. L’organisme qui, depuis sa création, a toujours financé le développement desdites filières à travers les projets dédiés aux différentes étapes de la chaine de valeur à savoir : la recherche, la production et la commercialisation, a décidé de changer de paradigme en mettant sur pied le Guichet producteurs qui lui permettra d’appuyer directement ces derniers.
De l’avis de nombreux experts consultés, cet instrument révolutionnaire devra non seulement permettre de rectifier les erreurs du passé, mais également d’atteindre effectivement les niveaux d’encadrement souhaités par les pouvoirs publics dans le plan de développement de ces filières qui avaient fixé des objectifs assez clairs à court terme et dont le Cameroun reste très éloigné aussi bien pour ce qui est du volume de la production, de la qualité, et même du traitement intégral du verger. D’où les espoirs que charrient ce Guichet producteurs conçu par Samuel Donatien Nengue et ses collaborateurs, qui a d’ores et déjà reçu l’aval de la hiérarchie et qui sera lancé dans les prochaines semaines.
De son côté, le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc), entend, par ses centres d’excellence de traitement, relever le défi et apporter sa pierre à l’édifice dans cette dynamique qui aboutira à la garantie des prix rémunérateurs aux producteurs et permettra au Cameroun de transformer localement un volume plus important de sa production du cacao et du café ; avec la plus-value que cela suppose. Même son de cloche du côté de l’Office national du cacao et du café qui se déploie également sur le terrain à cet effet. Tout ce mouvement devra permettre au Cameroun de présenter à la fin de la campagne cacaoyère et caféière en cours, un bilan plus probant que celui des années antérieures. A condition que chacune joue effectivement sa partition et que la synergie tant souhaitée devienne une réalité.

Claude MPOGUE

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