Rentrée scolaire : Les mesures-barrières observées

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A l’entrée des écoles et des salles de classe de la ville de Yaoundé, seaux, morceaux de savon et gels-hydro alcooliques sont installés, pour protéger les élèves du Covid-19.

Visages radieux. Sourire aux lèvres. Enthousiastes et parfois taquins. Timorés pour certains. Tels sont les différents clichés qui se donnaient à voir hier, dans un établissement confessionnel à Yaoundé au quartier Ekié-Nord. Ici, le port du masque n’est pas obligatoire, notamment pour les élèves de la maternelle, SIL et CP. « Cette mesure nous a été instruite par les autorités publiques. Nous l’appliquons scrupuleusement », explique Mylène Nomo, directrice de cette école. Par contre, les parents eux, sont tenus d’en porter un, au risque de se voir refuser l’accès dans l’enceinte de l’établissement. « Monsieur, s’il vous plaît, mettez votre masque ! Sinon vous n’accéderez pas à l’école », martèle Théodore Goumen, enseignant, s’adressant à un parent d’élève. Une fois le portail franchi, le dispositif de lutte contre le Covid-19 se dévoile. Seaux avec robinet, gels hydro-alcooliques, sont installés à l’entrée de chaque salle de classe, et dans les couloirs. « Aucun élève ne peut avoir accès à sa salle de classe sans se laver les mains », explique Mylène Nomo.

Au quartier Nkomo, où l’on retrouve une autre école privée bilingue, le port du masque est obligatoire pour tous les élèves des classes de CEI jusqu’au CM2. Tout comme le lavage systématique des mains. « Nous veillons à ce que chaque élève se lave les mains et porte son masque avant de regagner sa salle de classe. C’est non négociable », déclare Clément Tienou, directeur de cette école. Autre mesure, poursuit le directeur : « chaque enfant a sa table-banc. Il n’est plus question de reproduire l’ancien schéma où on n’avait cinq à six enfants par banc ».  

Dans un autre établissement, au quartier Ekounou cette fois, Joseph Beng, parent d’élève, s’est vu empêcher l’accès au bureau de l’économe pour refus d’application du gel hydro- alcoolique sur les mains et, de surcroit, pour non-part de masque. « J’ai voulu me rendre chez l’économe pour payer les frais de scolarité de mes enfants. Mais le vigile m’a rappelé que je devais au préalable porter mon masque et laver mes mains », explique-t-il. Il n’a pas eu d’autre choix que de rebrousser chemin pour s’en acheter un, afin d’avoir accès à l’école de sa fille. Comme quoi, le respect des mesures barrières est de mise depuis hier dans les écoles.

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