CAMEROUN : Manipulation et désinformation au zénith

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Des hauts commis de l’Etat sont de plus en plus jetés en pâture à l’opinion publique à coup d’allégations mensongères pour les salir et les dé- tourner de leur tâche au sein de l’appareil étatique.

Ce n’est aucunement un hasard, si les personnalités ainsi malmenées par ces justiciers d’un genre nouveau figurent parmi les fidèles du chef de l’Etat. Ayant en effet prédis le chaos au pays de Paul Biya depuis le début de l’insurrection armée dans le Noso, la présidentielle de 2018 et la survenue de la crise sanitaire actuelle, les promoteurs de l’usine à Fake news d’Odza et leurs alliés ne savent plus à quel saint se vouer, face aux échecs à répétition qu’ils essuient jour après jour. S’étant délibérément exclus du jeu politique, ils ont fait des réseaux sociaux et des médias à gage, leur terrain de prédilection, dans leur stratégie de déstabilisation du pays. Car en jetant l’opprobre sur ces membres du gouvernement dévoués, l’objectif n’est ni plus ni moins que d’ébranler le Cameroun qui fait courageusement face au Covid-19 et à toutes ses conséquences néfastes. En écoutant attentivement certaines chaines de radio et de télévision et en parcourant les titres des journaux ces derniers temps, il est aisé d’identifier les médias ainsi mis à contribution grâce à un traitement fantaisiste de l’actualité et surtout aux accusations fallacieuses où des personnalités sont allègrement trainées dans la boue sans ménagement par des journalistes ayant délibérément tourné le dos à toute déontologie à des fins inavouées. Mais ces allégations mensongères ne pourront en aucun cas distraire ces personnalités connues pour leur fidélité aux institutions de la République et à celui qui les incarne, le président Paul Biya. En affirmant en effet sans aucune preuve que le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi a reçu, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, une somme de 8 milliards du ministère de la Santé publique et qu’il n’en a distribué qu’une centaine de millions, le promoteur d’une radio urbaine émettant à Yaoundé a permis aux plus sceptiques de se rendre compte de l’ampleur du mal. D’autant plus que le mis en cause qui n’est pas à son premier acte de désinformation ni de chantage, a affirmé dans la foulée qu’en plus du ministre de la Santé publique traité de tous les noms d’oiseau, ses collègues en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont également déchargé de nombreux milliards dans le cadre de cette même riposte gouvernementale, sans toutefois que l’on ne sache quel acte administratif a permis le déblocage de ces fonds. Le fait pour l’auteur de ces accusations graves d’avoir avoué par la suite n’avoir pas recoupé ses informations avant de les balancer à l’antenne, démontre à suffisance l’ampleur de la gangrène qui mine certains milieux de la communication au Cameroun. D’où la nécessité pour les pouvoirs publics et les autres acteurs de donner des coudées franches à l’organe de régulation devant sanctionner ces dérives qui n’honorent aucunement la presse. Car face à la calomnie, vous aurez beau jeu démentir, il en restera toujours quelque chose.

Claude Mpogué

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