Le barrage de Nachtigal : une étape clé dans le développement de l’hydroélectricité au Cameroun

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Le projet hydroélectrique de Nachtigal sera la prochaine infrastructure à bas coût à voir le jour sur le fleuve Sanaga. L’objectif est d’améliorer l’accessibilité et la fiabilité de l’approvisionnement en énergie renouvelable dans tout le pays. S’inscrivant dans une volonté plus globale de réduire le coût de l’électricité et d’en faire une ressource durable, le barrage augmentera les capacités installées de 30 % et renforcera l’offre d’énergie verte.

Avec la construction du barrage de Lom Pangar en 2016, le montant annuel estimé de la compensation tarifaire est passé de 25 millions de dollars pour 12 mois (2017) à 16 millions de dollars pour 24 mois (2018-20). Quand il sera opérationnel, le barrage de Nachtigal permettra au pays d’économiser chaque année 100 millions de dollars supplémentaires de coûts de production.

Le Cameroun ambitionne de devenir un pays industrialisé à revenu intermédiaire à l’horizon 2035 avec un taux de pauvreté inférieur à 10 %. Pour y parvenir, il devra impérativement accroître l’accès à l’énergie. Ce secteur fait partie des priorités identifiées dans la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté, qui souligne la nécessité de diversifier l’agriculture, d’augmenter la productivité et de réaliser de vastes projets d’infrastructure. Fort d’un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 12 000 MW — le troisième en Afrique subsaharienne —, le Cameroun doit développer ces ressources pour faire baisser le coût de l’électricité et accroître sa compétitivité économique.

Le Groupe de la Banque mondiale est un partenaire stratégique de longue date dans le secteur de l’énergie camerounais, comme en témoignent son important portefeuille de projets et son appui constant au programme national de réformes depuis 1998. Ces dernières années, il a financé plusieurs opérations : le Projet de développement du secteur de l’énergie (a) en 2008, afin de contribuer à la modernisation du cadre sectoriel et à l’électrification des zones rurales ; le projet d’hydroélectricité de Lom Pangar en 2012, qui vise à réguler les fluctuations saisonnières du débit de la Sanaga ; le projet de réforme du transport de l’électricité en 2016, pour améliorer les capacités, l’efficacité et la fiabilité du réseau électrique national ; et le projet d’assistance technique pour le développement de l’hydroélectricité dans le bassin du fleuve Sanaga en 2017, dans le but de partager des informations techniques et réglementaires sur les risques hydrologiques, la sécurité des barrages, l’optimisation des investissements en cascade et la mise en concurrence pour l’octroi de concessions.

source : banquemondiale.org

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